mercredi 11 février 2015

DECLARATION PREALABLE CGT CARREFOUR HYPERMARCHES:NAO 2015 SUR LES SALAIRES

DECLARATION PRÉALABLE CGT
CARREFOUR HYPERMARCHÉS : NAO 2015 SUR LES SALAIRES
lundi 9 février 2015
Chez Carrefour, la CGT dénonce le recul du pouvoir d’achat et la poursuite de la baisse des effectifs.
En 2014, le volume des ventes a augmenté dans les hypermarchés. L’effectif des salariés en CDI, lui, a enregistré une baisse entre 2011 et fin 2014 de 4165 salariés, passant respectivement de 61 589 à 57 424 salariés. Un recul de 6,8% sur 3 ans ! De plus, en 2014, près d’un employé sur deux occupe un emploi précaire (temps partiel et/ou CDD).
Aussi, malgré la crise sociale profonde que traverse le pays, les patrons de la Grande Distribution multiplient les profits : 14 milliards d’euros de 2011 à 2013. À lui seul, le groupe Carrefour a empoché 3 millions d’euros, sans même compter les dividendes versés aux actionnaires par la vente de DIA !
Dans le même temps, pour la seule année 2013, ces mêmes groupes ont perçu 1,6 milliard d’euros d’aides publiques (exonérations Fillon et CICE). Pour 2014, il leur sera versé une somme supérieure compte tenu de la générosité toujours plus élevée du CICE !
Face à l’augmentation constante de ces gains, le chômage et le sous-emploi ne font qu’augmenter en France. Environ 1 personne sur 5 parmi la population active est touchée. En même temps, la précarité gagne du terrain et les besoins sociaux vitaux ne sont plus satisfaits : aujourd’hui, 6 millions d’adultes vivent dans l’insécurité alimentaire et 10 millions de personnes sont mal logées, selon la Fondation Abbé Pierre.
Les services publics de santé et d’éducation souffrent des exonérations de cotisation sociale accordées aux entreprises et financées par les impôts des contribuables. Ces exonérations ne doivent pas servir à payer les « impôts » du capital immobilier des grands groupes (dénommée la « Tascom »). Elles sont normalement dévolues à la relance de l’emploi et de la politique salariale !
Il est aussi très étonnant de voir comme le patronat de la Grande distribution peut, à la fois, se montrer libéral lorsqu’il s’agit de partager les profits avec les actionnaires et accepter, sans rougir, les subventions de l’État pour le paiement de nos salaires !
Le modèle actionnarial et sa soif intarissable de « toujours plus de profits » exercent une pression intolérable sur le mode de partage de la valeur ajoutée créée chaque jour par les salariés !
La CGT entend faire de cette négociation un moyen de renverser la donne pour que les salariés qui créent les richesses puissent enfin en profiter pour vivre dignement !

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