mercredi 6 avril 2011

Pour le 9 avril

Pour les salaires,

la CGT appelle à la grève

Samedi 9 avril 2011

Suite aux N.A.O., la CGT du groupe et 2 autres syndicats du groupe Carrefour (FO et CFDT) appellent les salariés à faire grève sur la question des salaires. Tous les salariés qui le souhaitent pourront cesser le travail à tout moment, tout au long de la journée du 9 avril.
Saisissons-nous de cette occasion pour montrer notre mécontentement :
1% en mars et 1% en octobre : cette poignée d’euros ne peut pas nous permettre de faire face à la hausse continue des prix.

Les prix flambent, pas nos salaires !
Le prix du gaz a augmenté de 20 % sur un an. Les carburants sont revenus à leurs cours les plus hauts de 2008 : entre 2009 et 2011 le gasoil a pris 40 % et le SP 95 plus de 30 %. A partir de l’été prochain ce devrait être le tour de l’électricité dont les hausses prévues sont de 30 % sur les 5 prochaines années.
Et prochainement, ce sont de nouvelles hausses qui nous attendent sur l’alimentaire :
Fromages industriels : 2 à 4%
Beurre, huile, pain : 4 à 8 %
Biscuits industriels : 3 à 10 %
Pâtes : 5 à 10 %
Café : 10 à 20 %
Farine : 15 à 20 %
Alors on va où avec nos 2 % ?
Si nous ne faisons rien, notre pouvoir d’achat risque de continuer à dégringoler!

Refusons de faire les frais de la crise
Il est plus que temps de revendiquer :
  • des augmentations de salaires conséquentes pour tous
  • l’indexation des salaires sur la hausse des prix.
Et le seul moyen que nous avons pour cela c’est d’utiliser notre force : la grève.
Car la richesse de Carrefour vient de notre travail à tous : nous commandons les marchandises, nous les réceptionnons, nous les mettons en rayon, nous les recommandons aux clients, et même pour certaines nous les fabriquons. C’est cela qui enrichit les actionnaires de Carrefour, qui eux ne sont pas touchés par la crise.
Alors, arrêter le travail, c’est le seul langage que peut comprendre la direction. Il n’y a que lorsque nous ne travaillons plus qu’ils commencent à écouter.
Dès aujourd’hui, discutons entre salariés de cette journée, pour convaincre les hésitants, pour décider de ce que nous ferons le 9... et pourquoi pas après.
Car il est fort probable qu’arrêter le travail simplement le 9 avril ne suffise pas à faire plier la direction de Carrefour.
Mais cette journée peut au moins être un avertissement pour eux et une occasion pour nous de nous compter, en nous rassemblant. C'est comme cela que nous pouvons prendre confiance dans nos propres forces, et nous préparer à d’autres luttes qui seront de toute façon nécessaires.

C'est ensemble que nous sommes forts
et c’est pour cela qu’il faut faire en sorte que le 9 soit un succès!

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