lundi 26 octobre 2009

compte rendu commision emploi du 12/10/2009 enCCE

Compte rendu CGT commision emploi du 12/10/2009 enCCE


ORDRE DU JOUR

  • CAISSES LIBRE SERVICE (CLS) et projets Caisses
  • Pesée Fruits & Légumes
  • Parcours clients : projets 2 et 3 (PC2 & PC3)
  • Standards
  • Boucherie et Boulangerie
  • Décoration
  • Projet TBO (Transformation du Back Office)
  • création d'un Hyper à Villeneuve la Garenne
  • Projet commerçant
  • Initiatives 5 & 6 de Lars OLLOFSON

CAISSES LIBRE SERVICE

LES CLS :

La direction fait le point sur le déploiement de ce projet dont la fin est prévue fin novembre.

À ce jour 87% des magasins installés (sur 109 magasins concernés) et 3647 assistantes formées aux CLS. La direction rappelle que les caissières tenant les CLS sont volontaires.

La direction délivre ensuite quelques données chiffrées relatives au nombre de passage des clients aux CLS.

La CGT réclame à nouveau de pouvoir avoir un suivi de l'emploi sur les batteries caisses au niveau national comme la direction s'y était pourtant engagé.

La direction indique qu'à ce stade il y a un recul de 3% des effectifs en caisse au plan national.

La CGT demande des chiffres concrets et non pas des pourcentages.

LE SELF SCANNING :

La direction rappelle qu'un test sur le self scanning (=scanage des articles au fur et à mesure des achats à l'aide d'une douchette portable par le client effectuant ses courses) est en cours à Carrefour AUTEUIL et qu'elle souhaite l'étendre à 5 autres magasins :

RENNES CESSON / BONNEVEINE / MONACO / PORTET SUR GARONNE / CHAMBOURCY

LE PROJET « CASH MANAGEMENT » : 1 test à RENNES CESSON

Ce projet consiste à introduire sur chaque caisse 2 automates adaptés pour recevoir les pièces de monnaie et les billets. La caissière reste en poste mais ne manipule plus d'argent liquide. Le client introduit (après le passage de ses articles) la somme indiquée les automates rendent la monnaie.

La direction expose que ce projet aura pour conséquences : moins de stress pour la caissière, la suppression des écarts de caisse, la vérification systématique des pièces et billets, une fermeture des caisses « facilitées » en fin de poste.

La CGT : il s'agit encore d'un moyen pour rentabiliser au maximum les heures travaillées puisque la caissière ne fera plus que scanner des articles toute la journée.

POSTES DE PESÉE AUX FRUITS ET LEGUMES

La direction distingue les 2 phases de déploiement de ces nouvelles machines qui viendront supprimer les postes de pesée aux rayons F&L dans l'ensemble des magasins.

- dans les magasins de typologie 2

- dans les magasins de typologie 3/4/5

à ce jour le 1er déploiement est prévu sur:

  • 22 magasins de typo 2 (actuellement seuls 2 mags sont installés ORLEANS PLACE D'ARC ET SENS-MAILLOT les 20 autres le seront d'ici à fin de 1er trimestre 2010). Sur ces 2 magasins, A CE JOUR, pas de changement dans l’évolution de l’effectif, selon la direction

  • 4 magasins en test typo 3/4/5 pour l'utilisation de la « pesée intelligente » : WASQUEHAL, FRANCHEVILLE, MEYLAN, CARRE SENART :
      • sur Carré sénart : 1 employé TC reclassé au stand « sandwisherie »
      • sur Francheville : 2 employés TC : 1 DEMISSION + 1 transfert en Boul/pat.
      • Sur Meylan : 1 employé TC reclassé au rayon fromage + 1 DEMISSION non remplacée
      • sur Wasquehal : pas de modification d'effectif à ce jour.

La CGT intervient pour apostropher la direction sur l'étrangeté de ces demissions succésives en ces périodes ou le taux de chomage ne cesse de progresser. Pas de réponse de la direction.

La CFTC précise que la salariée de Francheville reclassée à la Boul/Pat s'est vu demandé tout et n'importe quoi, elle devait par exemple aussi faire du « contrôle prix » dans les rayons, elle es à ce jour en ARRET MALADIE !

La CGT demande également des précisions sur les postes de reclassement : « est ce des postes supplémentaires que vous avez crées du fait des employés à recaser ou aviez vous déjà fait le « ménége » avant sur ces rayons pour pouvoir y reclasser des salariés ? »

Mlle CHAVIGNY, DRS, répond clairement qu'il ne peut s'agir en aucun cas, « dans la conjoncture actuelle » de nouvelle création de poste mais que ces emplois avaient dû être préalablement « libéré » !

La CGT demande un nombre précis de postes supprimés suite à ce projet de pesée automatique.

Fo demande une évaluation du nombre de personnel handicapé qui avaient été placé sur ces postes de pesée.

Mlle CHAVIGNY, DRS, informe les membres de la commission que ce métier (pesée) va être prochainement déclaré « métier sensible » par le biais de la GPEC et que le nombre précis de poste impactés sera plus précisément chiffré à ce moment là. Idem pour le nombre de salariés handicapés, et précise que les reclassements seront effectués en collaboration avec les CHSCT pour ces salariés.

IL SERA NECESSAIRE POUR TOUS LES ELUS CGT DE SURVEILLER DANS QUELLES CONDITIONS SONT EFFECTUER LES RECLASSEMENTS ET LES EVENTUELLES PRESSIONS EXERCEES POUR FAIRE ACCEPTER CEUX CI AUX SALARIES CONCERNES.

PROJET PARCOURS CLIENT (PC2 et PC 3)

RAPPEL PARCOURS CLIENT N° 1:

La direction rappelle que le 1er projet (PC1) visait à SUPPRIMER l'essentiel des postes d'encaissement sur les secteurs EPCS au profit de l'encaissement sur la ligne de caisse "traditionnelle" pour faciliter le "multi-achat" de la part de la clientèle,

Sur un total potentiel de 240 postes supprimés lors de la première vague du projet, 216 persones ont été effectivement reclassées: 38 % sur la ligne de caisse et 62 % dans les autres secteurs,

La direction se félicite de l'évolution de CA constatée de puis la mise en place de ce projet sur l'EPCS (+ 3,8 % selon ses dires) ainsi que du regain des parts de marché et a fait réaliser une enquète de "satisfaction clientèle" qui démon,trerait que 94% des clients se disent "satisfaits" ou "très satisfait de ce nouveau mode d'encaissement sur la ligne de caisse habituelle et détaille le résultat de cette enque^te :

  • 73% de clients pratiquent le multi achat (EPCS + autres articles dans le magasin)
  • 27% continuent à effectuer qu'un seul et unique achat puis vont sur la ligne de caisse,
  • 62% trouvent l'encaissement sur la ligne de caisse "plus pratique",
  • 24% trouvent cela moins pratique
  • 13% inchangé

RAPPEL PARCOURS CLIENT N° 2:

La direction tout en indiquant qu'elle n'entend pas pour l'instant réduire plus que ça l'éventail d'assortiment du non alimentaire expose qu'au vu des résultats de l'enquête et des constats effectués sur le terrain, rappelle qu'elle a ensuite souhaité faire « EVOLUER SON PROJET » pour aboutir au PC 2 :

Point à date PC 2 :

58 magasins supplémentaires par rapport au PC1.

À ce jour 9 magasins déployés (+ 20 sur octobre 2009 + 29 sur novembre 2009)

A ce jour 21 postes concernés. Tous reclassés. Pour les 49 magasins suivants, la direction informera les membres de l'avancée des reclassements au fur et à mesure.

PARCOURS CLIENTS N° 3

La direction : "Nous avons constaté des problèmes pour les clients qui ne continuent à n'effectuer qu'un seul achat sur l'EPCS et se dirigent immédiatement après vers la ligne de caisse sans rien acheter d'autre, "C'EST POURQUOI NOUS AVONS ENVISAGÉ CETTE EVOLUTION QUI CONDUIT DANS CES CAS PRECIS A DEMANDER AU VENDEUR LUI MEME D'EFFECTUER AUSSI L'ENCAISSEMENT DEPUIS L'EPCS"

à ce jour 6 magasins « tests » déployés dans lesquels les vendeurs font l'encaissement eux mêmes.

CGT : "C'est adhérent, outre vos informations sur la soi disante enquête réalisée par "SET" qui est une société de sondages partie prenante à Carrefour et dont on ne pourra vérifier la crédibilité des résultats, vous nous annoncez qu'après avoir fait dégager 216 personnes de l'encaissement EPCS vous allez demander maintenant aux vendeurs EPCS de se transformer en caissière ?! C'est absolument débile, les gens qui pondent ce genre d'idées ne peuvent pas provenir du terrain, savez vous le temps qu'il faut pour faire une vente ou absorber le flux clientèle les jours d'affluence ? !!"

La CFDT fait alors remarquer qu'il y aura de toutes façon un souci au niveau des classification car rien n'oblige un vendeur à effectuer des travaux d'encaissement dans la description de ses tâches de travail,

CGT : effectivement le vendeur n'a pas à réaliser d'encaissement et de plus, le temps qu'il passerait à encaisser ne serait même pas proratisé dans le versement de sa prime. Non seulement il n'y a pas de réelles augmentation de salaire mais en plus, vous rajoutez des tâches aux métiers existant sans même songer à revoir la qualification des personnels concernés !

La direction : pour l'instant cela se fait sur la base du volontariat.

CONCLUSION CGT : La Direction est en train de supprimer par le biais des 3 vagues du parcours clients, près de 500 postes d'encaissement sur l'EPCS au total et demande aujourd'hui aux vendeurs de se taper les tâches d'encaissement qu'elle vient de supprimer ! C'est totalement INNACEPTABLE !

Faut-il qu'elle prenne les salariés à ce point pour des moutons dociles pour supprimer des postes de travail, dégrader donc les conditions de travail de ceux qui restent et d'oser ensuite leur demander d'effectuer des tâches supplémentaires pour compenser ces suppressions de poste décidées par elle ?!!

LA CGT INVITE TOUS LES VENDEURS

A REFUSER DE TOMBER DANS CE PIEGE

EN REFUSANT D'EFFECTUER

LES TACHES D'ENCAISSEMENT !

PROJET « STANDARDS »

La direction informe qu'elle entend supprimer à terme l'ensemble des postes de standardistes par la « centralisation » des appels extérieurs via un « serveur vocal » qui permettra de se connecter à chaque établissements. Ce projet va se déployer sur 18 mois.

L'ensemble des hypers vont adopter la nouvelle technologie « V.O.I.P » (réseau tel via internet)

Une présentation sera faite dans chaque CE ainsi qu'au CCE et le métier de standardiste sera déclaré « métier sensible » via la GPEC. Le reclassement interne sera privilégié.

Sur une question de la CGT la direction précise que ce projet aura à terme, un impact sur 203 postes.

PROJET « UVCI BOUCHERIE »

développement de la gamme « sous barquette » fabriquée par les fournisseurs

UVCI = Unité de Vente Consommateur Industrielle

POINT A DATE SUR MAGASINS TEST :

Ce projet concerne les magasins effectuant moins de 3 millions d'€uros sur le rayon boucherie.

Les magasins test :

    • 9 magasins avec UVCI + rayon traditionnel : GUERET, NANTES BEAULIEU, NANTES ST HERBLAIN, MONTLUCON, ORLEANS PLACE D'ARC, ALENCON, CHALON NORD, BERCK, ARMENTIERES.

    • 6 magasins avec UVCI et SANS rayon traditionnel : COQUELLES, CALAIS, CHATEAU THIERRY, ST MARTIN EN LOERT, TROYES LA CHAPELLE ST LUC, LA ROCHE SUR YON.

    • + 2 magasins « miroirs » (pour comparatif) tout en UVCM (Unité de Vente Consommateur Magasin = barquettes fabriquées en magasin par les équipes) : EPERNAY et CHOLET

La direction fait état de l'énorme effort (de propagande ?) mise en œuvre lors du déploiement de ce projet pour susciter l'adhésion de TOUS les managers et employés et expose les points positifs et négatifs des premiers résultats du test :

les « plus » :

    • bonne perception et compréhension des équipes magasin
    • pas de « perturbations » pour nos clients
    • meilleure tenue des rayons (ouverture et fermeture)
    • souplesse accrue dans les approvisionnements par des commandes à la ref/produit.
    • JUSTE BESOIN D'UNE EQUIPIERE DE VENTE (NIVEAU I) POUR REMPLIR LES BARQUETTES !! (et ils l'avouent en plus ces C..... !)

les « moins » :

    • mise en place plus longue que prévue
    • qualité moyenne de l'UVCI en viande bovine.
    • Non respect du cahier des charges
    • mauvaise coupes et mauvaises présentation de certaines réf.
    • certaines barquettes mal adaptées au produit.
    • Les prix d'achat n'ont pas baissé malgré des cours à la baisse et une augmentation des volumes commandés.
    • Arrêt de la viande bovine EQC (engagement qualité carrefour) car impossible en UVCI, obligation de continuer à la fabriquer nous mêmes.

LA CGT soulève une nouvelle fois que ce projet a été déployé suite au constat fait par l'entreprise qu'elle n'arrivait plus à recruter des bouchers au vu des salaires misérables qu'elle leur propose !

La direction admet que les salaires moyens dans l'artisanat tournent autour de 1500 ou 1600 € nets mais que les ouvriers fabriquant les UVCI souvent non-bouchers, recrutés à l'étranger, n'ayant qu'un seul geste de découpe standardisé (à la chaine) à effectuer, ont un salaire beaucoup moindre d'où l'intérêt pour le passage en UVCI.

Les entreprises sous traitantes des UVCI pour Carrefour sont par exemple SOCOPA, BIGARD....

LE CYNISME DE CARREFOUR N'A PLUS DE GENE NI DE LIMITE ! Ils sont en train de nous avouer le plus tranquillement du monde que non seulement ils continueront à ne reconnaître aucune qualification particulière pour les métiers de « bouche » mais que la pénurie de main d'œuvre due aux bas salaires pratiqués les conduira à proposer sans doute de la viande de moins bonne qualité aux clients, qui plus est, fabriquée par des ouvriers encore moins bien payés que nos bouchers Carrefour !!!

PROJET « BOULANGERIE »

(développement du surgelé)

Comme à son habitude la direction évoque un « auto-constat » mettant apparemment en évidence que les magasins « en difficulté » (sous entendu ceux ou peut embaucher le moins de personnel possible) ont du mal à maintenir une « offre clientèle » tout au long de la journée en boulangerie et viennoiserie. Pour tenter de maitriser cette offre ils ont pris un magasin « référent » celui de MONTEREAU qui sert aussi de magasin formateur pour la mise en place de ce projet consistant à remplacer la fabrication par des achats de « pâtons surgelés » fabriqués par les industriels.

4 magasins test :

CONDE SUR ESCAULT, FOURMIES, VILLEJUIF, LIMAY

la direction expose que l'assortiment de produits surgelés est assez comparable au nombre de références fabriquées aujourd'hui par les boulangers et se définira comme suit :

    • le « pain cru surgelé » (restera comme tâche : la pousse, le coup de lame, la cuisson)
    • pain spéciaux (restera comme tâche : le placage, pas de pousse car déjà précuit puis surgelé, + la cuisson définitive)
    • viennoiserie crue surgelée (restera comme tâche : la levée, la cuisson, l'emballage)

les faiblesses du projet selon carrefour :

    • nécessité de stocker tous ces produits en chambre froide (donc gros investissement pour la construction de celle ci)
    • manque de produits régionaux dans les assortiments proposés par les industriels.
    • Le coût marchandise et logistique
    • la baisse de la qualité.

Sur une question de la CGT, la direction répond qu'elle n'a pas « en tête » aujourd'hui une liste détaillée des magasins qui seront concernés par la mise en place de ce projet mais qu'il s'agira de magasins en « difficulté générale » de CA (pas forcément que sur la Boul/Pat) car la carence en effectif induira alors le passage en surgelé.

La CGT dénonce une fois de plus ce projet néfaste pour l'emploi car derrière celui ci il y a biensur une volonté de réduire encore un peu plus les effectifs des laboratoires Boul/Pat et demande combien de postes à terme risquent d'être impactés par ce projet.

La direction répond ne pas avoir plus d'éléments à communiquer à ce jour, qu'elle entend laisser le temps du test s'effectuer et qu'elle reviendra communiquer plus précisément dès qu'elle aura une meilleure visibilité sur les avantages et inconvénients de ce projet ainsi que sur les conséquences sociales de celui ci. (reclassement interne ou externe ?)

LA ENCORE, LA DIRECTION A TROUVE UN MOYEN DE SUPPRIMER A TERME LES POSTES DE BOULANGERS PUISQU'IL N'Y AURA PLUS DE FABRICATION ET DE REDUIRE LA MASSE SALARIALE !

PROJET DE TRANSFORMATION DU « BACK OFFICE »

C'est sans nul doute là le pire projet lancé par Carrefour puisque dans sa globalité ce projet de restructuration a et va supprimer plusieurs centaines de postes !

Il y a à ce jour après un premier recensement, 1850 personnes affectées aux tâches administratives.

La direction rappelle que ce projet global de restructuration du back office (= B.O. = fonctions « supports » ou « arrières » des magasins) a pour but selon elle, une profonde transformation administrative par la simplification, la centralisation et l'harmonisation de certaines tâches.

Réflexion carrefour sur plusieurs domaines :

    • calculs des indicateurs de performance
    • gestion des commandes de frais généraux
    • arrêt des taches répétitives (clôture, TB...)

La direction : « il y a actuellement trop d'indicateurs de performance qui sont de plus réalisés par trop de personnes différentes, d'où une colossale perte de temps et d'efficacité. La gestion des frais généraux est trop complexe, trop de litiges, mauvaise gestion de la réception... résultats: beaucoup trop de monde qui travaillent sur les mêmes tâches sans aucune création de valeur ajoutée. »

Solution « Carrefour » : au lieu de saisir les frais généraux dans chacun des hypers, mise en place et création d'un « pôle national » centralisé.

      • Centraliser les demandes d'achats
      • gestion centralisée des recyclages de demandes d'achat
      • suivi budgétaire centralisés
      • suivi des litiges centralisés

Pour Carrefour, sur ces 4 postes précités les tests effectués sont satisfaisant avec une optimisation des heures travaillées (-17 heures/semaine environ en moyenne) Carrefour va donc développer ce processus sur tous les hypers intégrés.

    • + calcul centralisé des indicateurs de performance au niveau national.
    • + Tâches effectuées manuellement : désormais automatisation des tâches et paramétrage des tâches par la D.S.I. Nationale.

C'est donc un véritable massacre de l'emploi qui est en cours

sur les métiers du back office !

LES 1ères CONSEQUENCES SOCIALES (présentées par carrefour) :

aujourd'hui le personnel du « back office » est composé de :

  • 446 cadres
  • 215 service Paie RH
  • 193 affiliés aux taches administratives diverses (pour le front office, les secteurs marchands et les caisses)
  • 97 absence longue durée ou suspension de contrat
  • 381 affiliés exclusivement aux tâches administratives pour le back office
  • 1265 compta et pool achat

sur ces derniers 1265 salariés, il y en a 176 qui s'occupent des Frais généraux sans etre pour autant affectés à 100 % sur ces tâches. Il y a en fait, ramené en « temps complet » 50 employés affectés à ces tâches (selon carrefour). Il y a également parmis ces 176, 3 salariés handicapés et 1 ayant fait l'objet d'un reclassement.

Il y aura donc potentiellement 176 personnes déclarées en « métier sensible » par le biais de la GPEC mais peut être pas forcement (nous rassure carrefour) 176 nouvelles suppression de poste.

PROJET DE TRANSFORMATION DE LA DECORATION

Dans le cadre de sa restructuration du Back Office la direction réfléchit également sur un projet de restructuration des services décoration avec la même constance : simplifier ou supprimer certaines tâches en magasin pour les centraliser au niveau national.

Constat carrefour :

    • réduction actuel des affichages
    • centralisation actuelle de certaines prises de décision sur les OP commerciales
    • activités des salariés de la déco non standardisées
    • le type de déco (hors kit nationaux) n'est pas homogène
    • le type de signalisation sur les locaux sociaux proposés à nos collaborateurs est trop variable d'un magasin à l'autre (on se demande bien qu'est ce que ça peut leur foutre !)

Solution Carrefour :

    • investiguer plusieurs pistes de réflexion pour homogénéiser et mutualiser
    • mutualiser la conception des affiches
    • externaliser l'impression des affiches
    • laisser les OP locales être traitées par les magasins avec impression par des personnels de la déco mais aussi, à terme, par des personnes d'autres services ou rayons

Prochaines étapes du projet :

Mise en place de 4 magasins test de Novembre 2009 à Février 2010 : VITROLLES, DOUAIS-F, l'ILE D'ABEAU et EPERNAY.

La CGT demande l'impact social prévu par la Direction mais là encore celle ci n'a aucun élément concret à nous donner à ce jour ni sur le nombre de poste impactés, ni sur les reclassements éventuels...etc

UNE FOIS ENCORE CARREFOUR FONCE TETE BAISSEE DANS UNE RECHERCHE EFFRENEE D'ÉCONOMIES SANS PENSER AUX CONSEQUENCES SOCIALES QUE CELA VA ENGENDRER...

PROJET « COMMERCANT »

Point sur son évolution

La direction rappelle que 2 magasins sont en test sur ce projet qui consiste à ré-allouer des heures de travail du management vers le terrain et des équipes au service du client. Les managers étant chargés de mieux organiser et contrôler l'activité de leur équipe en réalisant des tâches administratives directement sur le terrain.(donc suppression des bureaux de chefs, mise en place d'un micro ordinateur en wifi sur le bras du manager...etc... c'est strar treck !)

Après quelques ajustements, Carrefour annonce que le projet commence à mieux se définir :

  • mise en place d'un « superviseur d'ouverture » : en gros, un niveau 4C arrive tous les matins pour contrôler les mises en rayon avant l'ouverture et est censé tout rabâcher (les « dysfonctionnements) au manager lors d'un entretien dès son arrivée. (ce niveau IV C devra obligatoirement accepter de travailler sur 6 jours s'il veut avoir cette position supra privilégiée du peigne cul qui va tout répéter au boss ! Il sera directement rattaché au chef de secteur)
  • les managers désormais assistés de ces « superviseurs d'ouverture » devront se consacrer plus amplement aux tâches de management d'excellence opérationnelle et au client.
  • Intégrer et compléter les tableaux Mercure en fonctions des nouvelles tâches découlant du projet commerçant. (planifier les réassorts, les retours, planifier les activités « clients » et la REDI / REMO (REDI = Révision dirigée et REMO : Révision Modulée ???)
  • le Manager et le « superviseur d'ouverture » contrôle ensemble, en 1h30 maxi et avant l'ouverture le « niveau de qualité » des rayons.
  • La REDI : Tous les matins, obligatoirement, à 7 h, le manager est guidé, étape par étape, via les propositions d'articles à contrôler et après contrôle, transmission par wifi.
  • La REMO : l'après midi, contrôle complet par sous famille de produit : référencement, prix, rupture, stock...etc
  • réduction des bureaux des managers et installation d'un PC sur la surface de vente permettant de consulter le système back office et le « portail métier » et mise en place de quelques imprimantes dans les réserves.
  • Mise en place (quand même) d'un espace dédié aux managers pour réaliser les entretiens individuels et certaines tâches, un peu plus « au calme » (!) ainsi que d'un « plateau de travail » hors surface de vente à l'attention des managers et chef de secteurs. Ordinateur commun pour tous.
  • automatiser les commandes à 100 % et supprimer même le controle et les modifications (surtout au PGC)... donc plus besoin d'aucun niveau III !
  • Normaliser les « briefs » : mise en place d'indicateurs communs à tous (CA, économie, Date d'anniversaire à souhaiter. (!!)..etc...)
  • Mise en place d'un MANAGER CIRCUIT MARCHANDISE : profil du poste Niveau VII, responsable des flux et de le qualité des stocks théoriques en magasin pour les fiabiliser.
  • Les employés : scannage des étiquettes manquantes + scannage des contrôles prix + contrôle des stocks.
  • Le PAM : prépare les étiquettes manquantes après avoir vidés les telxons et édite les feuilles d'incidence « prix »
  • les niveaux III et IV : réaliser des enquêtes clients (2 fois par semaine) à l'aide de questionnaires (10 questions) en saisissant les réponses via un PC portable. Les résultats de l'enquête sont consolidés par le manager administratif et le chef de rayon restitue les résultats en brief (!!)
  • numérotation des allées et indication à l'entrée magasin des numéros d'allées dans lesquells se trouvent les promos.
  • Obligation pour l'agent de sécurité à l'entrée du magasin de dire « BONJOUR » aux clients entrant.
  • Création d'un « comité client » chargé de trouver des « idées » ou de faire remonter les suggestions clients.

BREF, AUTANT DE TACHES ET DE STRESS SUPPLEMENTAIRES POUR LES EMPLOYES MAIS AUSSI POUR LES MANAGERS, PREUVE UNE FOIS DE PLUS QUE CARREFOUR N'A QUE FAIRE DES CONDITIONS DE TRAVAIL DE SES SALARIES ET QUE LES QUELQUES GRANDS PONTES, GRASSEMENT PAYES POUR PENSER A CE GENRE DE PROJET, NE PENSENT, A L'EVIDENCE, QU'A JUSTIFIER LEUR COPIEUX SALAIRES ET PRESENTER DE « GRANDES IDEES GENERALES NOVATRICES» CENSEES EMOUVOIR NOTRE CHER, TRES CHER, (trop cher !) NOUVEAU PDG !

PROJET D'OUVERTURE D'UN HYPER A VILLENEUVE LA GARENNE EN LIEU ET PLACE DU « Carrefour Market » EXISTANT

50 salariés actuellement affectés dans ce Carrefour Market qui va devenir un hyper carrefour d'ici à 2013.

Les salariés de ce magasin seront temporairement « détachés » dans d'autres carrefour Market avoisinants.

  • fermeture transitoire le 1er septembre 2010
  • prise en charge des frais de déplacement
  • si certains salariés ne veulent pas être repris dans ce nouveau hypermarchés SAS, possibilité de mutation définitive dans les carrefour Market avoisinants.
  • Prime d'intéressement durant la période transitoire : les salariés toucheront la prime d'intéressement du siège de carrefour Market durant les travaux.

REFLEXION SUR LES « INITIATIVES 5 & 6

DU PROGRAMME DU NOUVEAU PDG, LARS OLLOFSON.

Le énième Grand Gourou ayant pondu une énième nouvelle stratégie (énumérée en « 7 initiatives ») pour faire gagner rapidement sur notre dos, du pognon aux actionnaires qu'il représente, la Direction nationale servile et zélée, tente de mettre tout en œuvre pour satisfaire les 7 vœux de ce mauvais « génie » » et de ses associés.

La direction rappelle que ces 7 « initiatives » concerne les domaines des achats, de la logistique mais aussi des modèles à développer ou transformer sur toutes les « B.U » Et que pour les initiatives 5 & 6 (initiative 5 : « refonte de l'organisation », initiative 6 : « réinventer l'hypermarché ») des équipes de travail ont été constituées au niveau du groupe auxquelles participent des salariés des hypers.

Pour l'initiative 5, la direction rappelle l'état de ses réflexions qui ont déjà conduit à la mise en place du PROJET COMMERCANT sur 2 magasins tests (dont Claye-Souilly) -voir ci dessus-

Pour l'initiative 6, création d'une « équipe nationale » (une de plus !) dès cette semaine, dirigée par Mr ASSAHEL pour « réfléchir » à des innovations en vue de bâtir de nouveaux concepts commerciaux comme par exemple le DANGEUREUX modèle de magasin mexicain, plus proche d'un « METRO » entièrement palettisé que d'un hypermarché classique. 5 magasins ont été sélectionnes pour effectuer des phases d'observation et de test dont les évolutions seront présentés à la commission Emploi :

Francheville, Lyon Part Dieu, Vennissieux, Ecully, Givors

LA LISTE DES PROJETS EN COURS OU A VENIR EST ENCORE LONGUE...

TRES LONGUE !

Chez Carrefour, nous avons clairement et définitivement changé d'ère.

Avant, Carrefour « matraquait » ses salariés discrètement, par petites touches, alors que depuis la signature de l'accord GPEC, (signé par tous les syndicats d'employés SAUF PAR LA CGT) l'encre n'était même pas encore sèche que l'entreprise mettait en place des dizaines de projets, tous destinés, tel un rouleau compresseur à diminuer fortement le nombre de poste ainsi que les effectifs !

Le résultats est là, ce sont ENCORE 5000 POSTES qui ont disparus entre 2008 et 2009 (et plus de 8000 au niveau européen) !!!

POUVONS NOUS CONTINUER A RESTER IMMOBILES ET NE RIEN FAIRE, POUVONS NOUS FAIRE COMME SI RIEN NE SE PASSAIT ?

LA CGT VOUS INVITE A Y REFLECHIR... :

SEULE UNE ACTION COLLECTIVE D'AMPLEUR NATIONALE POURRA METTRE EN LUMIERE CE VERITABLE MASSACRE DE L'EMPLOI REALISE PAR CARREFOUR, ETONNAMMENT PASSE SOUS SILENCE DANS LES MEDIAS...

NOS CLIENTS ET LES POUVOIRS PUBLICS DOIVENT SAVOIR !

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS ENRAYER CETTE MACHINE INFERNALE !

NE RESTONS PAS IMMOBILES A REGARDER NOS POSTES DE TRAVAIL DISPARAITRE UN PAR UN...

LA CGT VOUS TIENDRA INFORME DES MESURES

A METTRE EN OEUVRE DANS LES PROCHAINS MOIS

POUR NOUS BATTRE ET SAUVEGARDER NOS EMPLOIS !



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