jeudi 2 avril 2009

POUQUOI LA CGT NE SIGNE PAS

POURQUOI LA CGT NE SIGNERA PAS

(cette fois encore)

L'ACCORD SALARIAL CARREFOUR 2009 ?



Les négociations salariales sont terminées, le résultat est là… décevant…révoltant…

Cette année encore, fidèle à lui-même, Carrefour a été en deçà de toutes nos espérances sociales, en dessous de toutes vos légitimes attentes

En cette période ou des millions de gens descendent dans les rues pour réclamer un peu plus de justice sociale et économique, en ces temps ou nos fins de mois arrivent de plus en plus tôt, Carrefour répond par l’indifférence au sort des salariés qu’il emploie en octroyant un lamentable 2,5 % d’augmentation générale des salaires (et encore en 2 fois, ce qui sur 12 mois donne une augmentation réelle pondérée à 1,9% !)

Pour emballer ce bien triste cadeau, Carrefour a, comme à son habitude, parsemé ici ou là quelques « miettes » (voir panneaux CGT), censées allécher les organisations syndicales les plus… « récalcitrantes » mais qui, pour la CGT, ont fini de nous convaincre qu’entre le « accepter ça ou rien » nous n’avions décidément pas à choisir !

D’autant plus que la Direction, en l’absence même de toutes signatures syndicales aurait pu légalement appliquer ces fabuleuses propositions unilatéralement…

Voilà pourquoi, alors qu’au départ la plupart des organisations syndicales avaient une revendication minimum de + 5% d’augmentation, la CGT sera (étonnamment) la seule à refuser de signer en 2009 un accord salarial qui octroie lamentablement moins de 2% sur l’année. (Alors que les 154 millions d’euros d’exonération de charge dont a bénéficié Carrefour en 2008 aurait permis une augmentation de la masse salariale de 7 % minimum !)

POUR LA CGT, L’INJUSTICE SOCIALE NE S’ACCOMPAGNE PAS…

ELLE SE COMBAT !

Dans un Groupe qui a généré un résultat de plus de 2 milliards d’euros (1,2 milliards de bénéfices), qui a réussi a octroyer 762 millions d’euros à une poignée d’actionnaires, ou la hiérarchie des salaires donne tantôt le vertige tantôt la nausée, ou à peine plus de 1% des richesses crées dans le groupe sont reversés aux salariés des hypermarchés et ou pourtant des milliers de postes sont supprimés, c’est dans ce groupe donc et dans ces circonstances que la CGT se refuse de nouveau à cautionner un accord salarial qui maintiendra de fait, la majorité des salariés dans une précarité sociale indécente au regard de ce qui précède !

LA CGT RESTE PLUTÔT FIÈRE DE CONTINUER À CROIRE

QU’IL VAUT MIEUX REFUSER L’INACCEPTABLE

QUE DE S’EN SATISFAIRE !


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