jeudi 26 février 2009




AU CARREFOUR DE L'INJUSTICE SOCIALE


Peu d’entreprises ont autant d’influence sur les vies des consommateurs et des travailleurs du monde entier. Multinationale, carrefour développe un réseau mondial de magasins, un réseau mondial d’achat, draine 25 millions de clients chaque jour dans le monde entier et réalise des bénéfices colossaux par le biais d’une stratégie impitoyable basée sur la domination et l’exploitation des travailleurs qu’elle utilise.

De par son importance considérable cette multinationale bénéficie comme quelques unes de ses semblables, d’oreilles particulièrement attentives au sein du gouvernement qui, les yeux vissés sur les courbes du chômage et de l’inflation, n’hésites pas à faire preuve d’une complaisance assez poussée à son égard, puisque cette année encore, ne serait ce que pour la France, ce sont plus de 15O millions d’euros d’exonération de charge dont ont bénéficié les hypermarchés Carrefour… gracieusement offert par le biais de la loi Fillon ! (Creusant un peu plus une nouvelle fois les déficit des caisses de l’état, de la sécurité sociale, des caisses de retraite…etc…)…Et ce n’est qu’une partie des aides allouées à ces grands groupes ! (Et oui, dans leur système, même les employeurs ne sont pas tous égaux !)

ET TOUT CA POUR QUOI ?

Des salaires insuffisants (voir en dessous du SMIC) freinant la consommation, des horaires de travail coupés, des heures supplémentaires non payées (avec la mise en place de la modulation), des conditions de travail en constante dégradation cumulée à une pénibilité volontairement occultée, la multiplication des tâches de travail dans des temps de plus en plus réduits avec des effectifs en constante diminution, des objectifs peu rétributeurs impossibles à atteindre, l’arrivée massive de la polyactivité, la mise en place de la GPEC /accord de méthode (entraînant la disparition de pans entier de nos métiers à moindre frais) …etc.…etc…

ET TOUT CA POUR QUI?

Toujours pour les mêmes… pour nos hauts dirigeants qui continuent à s’octroyer sans rougir (malgré un contexte économique toujours « difficile » selon eux) des salaires mensuels représentant plusieurs décennies de rémunération pour nous, pour les actionnaires principaux du groupe toujours plus avides de dividendes juteuses, pour nos gouvernants si béatement rassurés par ces grands groupes qui peuvent infléchir à ce point les statistiques économiques et régulent illégitimement notre équilibre social précaire jusqu’à la prochaine élection …

La CGT réclame un contrôle efficace des aides publiques.

Ces aides, ces sommes importantes allouées par l’état ne servent qu’à renforcer le phénomène de « trappe à bas salaire », elles ne garantissent en rien leur utilisation pour le renforcement de la croissance, l’emploi et encore moins pour nos salaire … De fait, ces aides publiques sont reversées directement au capital !!!

Un homme politique faisait encore campagne il y a quelques temps en promettant qu’il allait « revaloriser le travail » … on attend toujours ! Car il est toujours plus aisé en 2009 dans notre pays d’être actionnaire majoritaire et de regarder sur Internet combien de dividendes vous avez amassé pendant votre sommeil plutôt que d’être un travailleur qui se lève tous les matins pour aller bosser !

LEUR SYSTEME VACILLE ET LEURS MENSONGES AVEC !
IL EST TEMPS POUR NOUS DE RECLAMER NOTRE PART DU GATEAU !
NOUS VOULONS POUVOIR VIVRE DIGNEMENT DES FRUITS DE NOTRE TRAVAIL !


REVENDICATION CGT 2009





NIVEAUX SALAIRE MINIMUM MENSUEL BRUT GARANTI
HORS FORFAIT PAUSE
NIVEAU IA
(6 premiers mois) 1600 €
NIVEAU IB
(après les 6 premiers mois) 1615 €
NIVEAU IIA
(6 premiers mois) 1630 €
NIVEAU IIB
(après les 6 premiers mois) 1645 €
NIVEAU IIIA
(12 premiers mois) 1660 €
NIVEAU IIIB
(après les 12 premiers mois) 1675 €
NIVEAU IVA
(24 premiers mois) 1700 €
NIVEAU IVB
(après les 24 premiers mois) 1720 €

• Intégration dans l’accord d’entreprise les tickets restaurants POUR TOUS les salariés à hauteur de 8 € par jour travaillé. (Part employeur 60% / Part salarié 40%).
• Réinstauration de la prime d’ancienneté à hauteur 1% par année travaillée avec effet de paiement rétroactif en fonction de la date d’entrée du salarié dans l’entreprise dès la mise en place.
• Arrêt du temps partiel contraint et passage à 35 heures pour tous les salariés.
• Suppression de la modulation (détournée par l’entreprise pour ne pas payer les heures supplémentaires)
• Réduction de l’amplitude journalière et réduction du temps de coupure pour tous les salariés soumis à ce système.
• Prise en compte intégrale de la journée dite « de solidarité » par l’entreprise.
• Rattrapage financier de la perte du jour férié de « l’Ascension » pour 2009.
• Généralisation de la « prime de transport » (frais d’essence) pour tous les salariés…
• Réécriture de l’accord sur la prise des 6 jours de repos supplémentaires en rapport avec la jurisprudence.
• Prise en compte par l’entreprise du Nettoyage de l’ensemble des tenues de travail
• Mise en place du Contrat de transition professionnel dans l’entreprise afin de maintenir tous les contrats de travail.
• Ré affectation du SMIC imputé à chaque salarié à compter de juillet 2004 par le versement d’une somme équivalent à la totalité de la période couverte par cette irrégularité.
• Insertion d’une clause de « réouverture des négociations » basée sur l’évolution future des données économiques (inflation, SMIC, etc).
• Enfin, Le maintien des emplois et un contrôle des aides publiques accordées à l’entreprise.

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